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Et si la surélévation de votre immeuble finançait sa transition énergétique ?

· Surélévation

Depuis le 1er janvier 2017, les propriétaires ont l’obligation d’intégrer des travaux d’isolation thermiques des toitures et des façades, en cas de rénovation d’un immeuble.

Ce décret découle de la loi relative à la transition énergétique d’Août 2015. Son objectif : réduire entre autres d’ici à 2030 la consommation énergétique finale de 30%. Le bâtiment est particulièrement concerné car il représente aujourd’hui 44% des consommations d’énergie (à Paris 27% des consommations d’énergie de a capitale).

L’objectif a donc été fixé de rénover énergétiquement 500 000 logements par an à compter de 2017.

Dans les faits comment financer ce type de travaux quand ils se présentent ?

On vient d’emprunter sur 25 ans pour s’offrir l’appartement de nos rêves, nos économies ont fondu comme neige au soleil et il faut encore financer ces travaux assez onéreux. Eco Prêt à Taux zéro, Crédit d’impôt pour la transition énergétique sont les bienvenus mais il faut effectivement mettre la main à la poche.

C’est là où des projets de surélévation peuvent s’avérer extrêmement intéressants. D’ailleurs, ce thème n’a pas été mis de côté par l’Etat.

La loi ALUR de mars 2014 vient apporter une réponse à ce problème car elle ouvre à de nouveaux droits à construire et facilite les projets de surélévation. Elle instaure la suppression du Coefficient d’Occupation des Sols (COS) qui était de 3 à Paris ; soit 3m² de surface plancher pour 1m² de surface au sol.

Et le potentiel à Paris est immense. 11 520 immeubles sont susceptibles d’être surélevés soit 8,2% du parc immobilier. Anne Hidalgo, la maire de Paris, encourage d’ailleurs cette démarche et souhaite par ce biais créer 10 000 nouveaux logements par an notamment par l’ajout de 1 à 5 niveaux supplémentaires selon les immeubles.

La surélévation est en effet identifiée comme une solution durable et innovante.

Au-delà de limiter l’étalement urbain et d’apporter des solutions de logements et d’espaces verts ; elle permet à elle-seule d’améliorer l’isolation du bâtiment car à Paris 10% des déperditions thermiques sont liées à la toiture.

Elle peut également s’inscrire dans une démarche de rénovation énergétique plus large et plus globale. Ainsi ces fameux travaux d’isolation thermiques tant redoutés par les propriétaires pourraient être pris en charge par la surélévation.

Ici plusieurs solutions s’offrent aux copropriétaires : la plus facile et la moins risquée consiste à céder en amont leur droit à construire pour financer une partie ou l’intégralité des travaux. Cela permet aux propriétaires de ne pas avancer les frais et de laisser à la charge de l’acheteur toutes les démarches d’étude de faisabilité et la relation avec l’architecte. La deuxième possibilité demande plus d’investissement financier et personnel. Elle consiste à se lancer dans le financement, la construction et la revente des nouveaux logements ; mais nous n’avons pas toujours le temps ni l’argent.

Dans les 2 cas, les propriétaires en sortiront gagnants et ils bénéficieront d’une amélioration du confort de leur logement, d’une baisse de leur facture énergétique et surtout d’une revalorisation de leur patrimoine immobilier sans avoir à supporter de coût des travaux.

Au final, une opération qui s’avère payante et permet de répond à deux enjeux majeurs de nos agglomérations : transition énergétique de nos logements et création de logements.

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